Assurétoile Assurétoile

Mutuelle santé

Mutuelle étudiante : ce qui a changé, et ce qui reste utile

Le régime étudiant de sécurité sociale a disparu, les mutuelles étudiantes non. Voici ce dont vous avez réellement besoin selon votre situation.

  • Rattachement au contrat familial souvent gratuit
  • L'alternance change tout : la mutuelle d'entreprise devient obligatoire
  • Études à l'étranger : la couverture France ne suffit pas

Obtenez votre devis

Individuelle, famille, senior ou indépendant. Sans questionnaire médical dans la plupart des cas.

Demander mon devis

3 minutes

Les postes à regarder

Ce qui compte à cet âge

Les besoins sont concentrés sur peu de postes : payer un niveau élevé partout n'a aucun sens.

Hospitalisation

Rare à cet âge, mais c'est le seul poste où un événement isolé coûte plusieurs milliers d'euros.

Priorité

Consultations et soins courants

Généraliste, spécialiste, analyses. Un niveau moyen suffit, sauf suivi régulier en secteur 2.

Optique

Poste le plus utilisé à cet âge. Le panier 100 % santé couvre les besoins standards sans reste à charge.

Dentaire

Soins courants surtout. L'orthodontie adulte n'est pas remboursée par la Sécurité sociale.

Contraception et santé sexuelle

Plusieurs dispositifs sont pris en charge intégralement selon l'âge : vérifiez avant de payer.

Soutien psychologique

Poste en forte demande. Certains contrats prévoient un forfait, d'autres non : c'est une ligne à chercher.

À vérifier

Les niveaux réellement acquis dépendent de la formule souscrite et des conditions générales de l'assureur retenu.

La couverture santé d'un étudiant est un sujet où beaucoup d'informations circulent encore alors qu'elles ne sont plus exactes. La réforme de 2019 a supprimé le régime étudiant de sécurité sociale, sans supprimer le besoin d'une complémentaire — et la bonne solution dépend entièrement de votre situation, pas de votre statut d'étudiant.

Ce qui a changé depuis 2019

Avant la réforme, les étudiants relevaient d'un régime obligatoire spécifique, géré par des mutuelles étudiantes qui assuraient à la fois le remboursement de base et la complémentaire.

Ce régime a disparu. Les étudiants sont désormais rattachés au régime général, comme le reste de la population, et conservent leur affiliation d'origine : celle de leurs parents dans la plupart des cas. Il n'y a plus de cotisation de sécurité sociale étudiante à payer, ni de démarche d'affiliation à faire chaque année.

Ce qui subsiste, ce sont les complémentaires santé, qui restent facultatives et relèvent du marché ordinaire. Les mutuelles historiquement étudiantes continuent d'en proposer, en concurrence avec tous les autres assureurs.

Conséquence pratique : rien ne vous oblige à choisir une mutuelle « étudiante ». Le seul critère qui compte est le rapport entre ce que vous payez et ce dont vous avez besoin.

Rester sur le contrat des parents

C'est la solution la plus économique, et souvent la meilleure.

Un enfant reste rattachable au contrat familial tant qu'il est à charge, avec une limite d'âge qui varie selon les contrats — souvent autour de vingt-cinq ans, parfois conditionnée à la poursuite d'études.

Dans la plupart des contrats famille, ce rattachement est gratuit à partir du troisième enfant, et de toute façon bien moins cher qu'un contrat individuel.

Deux points à vérifier. La portée géographique si les études se déroulent loin ou à l'étranger. Et le maintien du rattachement en cas de domiciliation séparée : la plupart des contrats l'acceptent, mais il faut le signaler.

Un rattachement ne prive de rien : l'étudiant dispose de sa propre carte de tiers payant et peut consulter et se faire rembourser en son nom.

Les démarches à ne pas oublier

Quelques formalités conditionnent le bon fonctionnement des remboursements, et leur oubli produit des retards agaçants.

La déclaration d'un médecin traitant est déterminante. Sans elle, les remboursements sont minorés sur la plupart des consultations. Le formulaire se remplit en cabinet, en deux minutes. Beaucoup d'étudiants qui déménagent conservent le médecin de leurs parents et ne consultent jamais : déclarer un praticien près du lieu d'études évite cette perte.

Le compte en ligne de l'assurance maladie permet de suivre ses remboursements, de télécharger son attestation de droits et de commander sa carte. Il est indispensable dès qu'on gère sa santé seul.

Les coordonnées bancaires doivent être à jour auprès de l'assurance maladie et de la complémentaire, faute de quoi les remboursements restent bloqués.

La carte de tiers payant de la complémentaire évite d'avancer les frais en pharmacie et chez de nombreux professionnels. Elle est fournie même en cas de rattachement au contrat des parents : demandez-la à votre nom.

Prendre un contrat individuel

Un contrat propre se justifie dans trois situations.

Lorsque le rattachement n'est plus possible : âge dépassé, fin des études, ou enfant qui n'est plus à charge.

Lorsque les besoins divergent nettement de ceux du foyer. Un étudiant en bonne santé n'a pas besoin du niveau dentaire qui convient à ses parents, et payer un rattachement sur un contrat très couvrant peut coûter plus qu'un contrat individuel adapté.

Lorsque le contrat familial est coûteux par personne supplémentaire. Le calcul se fait en comparant le surcoût du rattachement au prix d'un contrat individuel de niveau équivalent.

Les contrats individuels destinés aux jeunes sont parmi les moins chers du marché : la sinistralité de cette tranche d'âge est faible, hors optique.

Le cas de l'alternance

C'est la situation la plus mal comprise, et elle a des conséquences immédiates.

Un alternant — apprentissage ou contrat de professionnalisation — est un salarié. À ce titre, il relève de la complémentaire santé obligatoire de son entreprise, dont l'adhésion s'impose à lui comme aux autres salariés.

Cela signifie qu'il peut se retrouver avec deux couvertures : celle de l'entreprise, obligatoire, et le rattachement au contrat familial. Le cumul n'est pas interdit mais il est rarement utile, le second contrat n'intervenant que sur le reste à charge.

Des cas de dispense existent, notamment pour les contrats de courte durée ou lorsque le salarié bénéficie déjà d'une couverture collective par ailleurs. Ils sont encadrés et doivent être demandés dans un délai précis, généralement à l'embauche.

Le réflexe : demander la notice du contrat d'entreprise dès l'embauche, vérifier les cas de dispense applicables, et arbitrer avec ses parents avant de payer deux fois.

Le premier emploi

Même logique : un salarié est obligatoirement affilié à la complémentaire de son entreprise, financée pour moitié au moins par l'employeur.

Le rattachement au contrat familial doit alors cesser, sauf à cumuler inutilement. Prévenez vos parents ou leur assureur : une cotisation continue d'être appelée tant que la radiation n'est pas demandée.

Vérifiez tout de même le niveau du contrat d'entreprise. S'il est faible sur un poste qui vous concerne, une surcomplémentaire peut compléter — mais comparez son coût à ce qu'elle apporte réellement.

Étudier à l'étranger

La couverture française ne suffit pas, et l'improvisation coûte cher.

Au sein de l'Union européenne, la carte européenne d'assurance maladie permet une prise en charge selon les règles du pays de séjour. Elle se demande gratuitement avant le départ, avec un délai de quelques semaines.

Hors Union européenne, la prise en charge dépend des conventions et, le plus souvent, elle est très limitée. Les frais médicaux dans certains pays atteignent des montants sans commune mesure avec les tarifs français.

Une assurance voyage ou expatriation devient alors nécessaire, avec deux garanties à ne pas négliger : les frais médicaux sur place et le rapatriement sanitaire, qui ne relève pas de la complémentaire santé.

Vérifiez aussi ce que couvre déjà votre carte bancaire ou l'assurance proposée par l'établissement d'accueil : le doublon est fréquent.

Colocation, logement et santé

Deux sujets voisins reviennent souvent, et ils ne relèvent pas de la même assurance.

L'assurance habitation est obligatoire pour un locataire, y compris en colocation et en résidence étudiante. Elle n'a rien à voir avec la complémentaire santé, mais elle comporte une responsabilité civile qui couvre les dommages que vous causez à autrui — au logement, aux voisins, ou à une personne dans la rue.

Cette responsabilité civile est parfois déjà acquise par le contrat des parents, qui couvre fréquemment les enfants à charge même logés ailleurs. Vérifiez avant d'en souscrire une seconde : le doublon est fréquent et sans utilité.

En colocation, deux formules existent : un contrat unique au nom de tous les colocataires, ou un contrat par personne. Le premier est plus simple et souvent moins cher, mais il suppose de s'entendre en cas de départ de l'un.

En résidence étudiante ou en logement CROUS, une assurance est également exigée, mais certaines résidences en proposent une intégrée : lisez le contrat de location avant de souscrire.

Ce qui est déjà gratuit

Plusieurs dispositifs existent et sont sous-utilisés, faute d'être connus.

Les services de santé universitaire proposent des consultations, un suivi psychologique et de la prévention, sans avance de frais.

Plusieurs dispositifs de contraception et de santé sexuelle sont pris en charge intégralement selon l'âge, y compris sans avance de frais et de façon confidentielle.

Un dispositif de séances d'accompagnement psychologique remboursées existe sur prescription, et il a été renforcé ces dernières années.

La complémentaire santé solidaire est accessible sous conditions de ressources, gratuitement ou pour une participation modeste. Beaucoup d'étudiants autonomes y ont droit sans le savoir : la demande se fait auprès de l'assurance maladie.

Le renoncement aux soins

Un mot sur un sujet que les chiffres documentent régulièrement, et qui concerne particulièrement cette tranche d'âge.

Une part importante des étudiants déclare renoncer à des soins, principalement pour des raisons financières, mais aussi par méconnaissance des dispositifs existants et par éloignement des professionnels.

Trois réflexes limitent ce risque.

Vérifier ses droits avant de renoncer. La complémentaire santé solidaire est accessible sous conditions de ressources, et un étudiant autonome fiscalement y a souvent droit. Elle couvre l'essentiel sans reste à charge, y compris en optique et en dentaire.

Utiliser le tiers payant, qui évite d'avancer les frais. En pharmacie il est systématique ; chez de nombreux professionnels il s'applique sur présentation de la carte de complémentaire.

Passer par les services universitaires pour les consultations courantes et la prévention : ils sont gratuits et sous-utilisés.

Reporter un soin dentaire ou un renouvellement de lunettes coûte presque toujours plus cher ensuite. C'est particulièrement vrai en dentaire, où une carie non traitée conduit à des actes sans commune mesure.

Le budget santé étudiant

Quelques repères pour arbitrer.

Un rattachement au contrat familial coûte, quand il n'est pas gratuit, de quelques euros à une vingtaine d'euros par mois selon les contrats.

Un contrat individuel jeune se situe couramment entre vingt et quarante euros mensuels pour un niveau correct, davantage si l'on vise un haut niveau sur l'optique ou le dentaire.

L'erreur classique consiste à souscrire un niveau élevé « au cas où ». À cet âge, les dépenses réelles se concentrent sur l'optique et quelques consultations : le panier 100 % santé et un niveau moyen suffisent dans la grande majorité des cas.

Santé mentale et accompagnement

C'est le poste dont la demande a le plus progressé chez les étudiants, et celui où l'offre est la moins lisible.

Un dispositif public de séances d'accompagnement psychologique existe, sur prescription médicale, avec un nombre de séances remboursées par année civile chez un psychologue conventionné. Il a été élargi et simplifié ces dernières années. C'est la première voie à explorer, car elle ne coûte rien.

Les services de santé universitaire proposent des consultations psychologiques gratuites, avec des délais variables selon les établissements. Certaines universités ont également mis en place des dispositifs d'écoute par des étudiants formés.

Au-delà, les consultations chez un psychologue en libéral ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Elles relèvent alors du forfait médecines douces de la complémentaire, dont le montant annuel varie fortement — de quelques dizaines à plusieurs centaines d'euros.

Si ce sujet vous concerne, c'est une ligne à regarder spécifiquement dans le tableau de garanties : elle est absente de beaucoup de contrats d'entrée de gamme, et son montant est rarement mis en avant.

Après les études

La transition est un moment où beaucoup se retrouvent sans couverture, faute d'avoir anticipé.

À la fin des études sans emploi immédiat, le rattachement au contrat familial peut cesser selon les conditions du contrat — la poursuite d'études étant souvent la condition du maintien. Vérifiez auprès de l'assureur de vos parents avant la fin de l'année universitaire, pas après.

Dans cette période, deux solutions existent : un contrat individuel de niveau modéré, peu coûteux à cet âge, ou la complémentaire santé solidaire si vos ressources y ouvrent droit — ce qui est fréquent en recherche d'emploi.

À l'embauche, la complémentaire d'entreprise devient obligatoire. Pensez alors à résilier le contrat individuel : sa résiliation est possible à tout moment après un an, et un changement de situation professionnelle constitue par ailleurs un motif de résiliation anticipée.

En cas de fin de contrat de travail, la portabilité permet de conserver gratuitement la complémentaire d'entreprise pendant une durée liée à celle du contrat, sous conditions. C'est un droit méconnu, à faire valoir auprès de l'ancien employeur.

Comment choisir

Trois questions dans l'ordre.

Êtes-vous salarié ou alternant ? Si oui, la complémentaire d'entreprise s'impose : la question est réglée, sauf dispense.

Le rattachement familial est-il possible et à quel coût ? C'est presque toujours la solution la plus économique. Comparez le surcoût par personne au prix d'un contrat individuel.

Avez-vous droit à la complémentaire santé solidaire ? Sous conditions de ressources, elle rend toute autre souscription inutile. Vérifiez avant de payer.

Si aucune de ces trois voies ne s'applique, un contrat individuel de niveau moyen, avec une bonne hospitalisation et le panier 100 % santé, couvre l'essentiel pour un budget contenu.

Bon à savoir

Questions fréquentes

BR désigne la base de remboursement de la Sécurité sociale. 200 % BR signifie que l'ensemble Sécurité sociale et mutuelle rembourse deux fois cette base. Sur une consultation à 30 € de base, cela couvre jusqu'à 60 €, dépassements d'honoraires inclus.

Certains contrats appliquent un délai d'attente, notamment sur le dentaire, l'optique et la maternité — souvent trois à six mois. Ce point mérite d'être vérifié avant de souscrire, surtout si vous avez des soins prévus.

Après un an de contrat, vous pouvez résilier à tout moment avec un préavis d'un mois. Avant un an, seules certaines situations le permettent : changement de situation professionnelle, mariage, déménagement.

Un dispositif qui garantit un panier de soins sans reste à charge en optique, dentaire et audiologie, à condition de choisir des équipements de ce panier et un professionnel qui l'applique. Toutes les mutuelles responsables doivent le proposer.

« Grâce à Assurétoile, j'ai économisé 412 € sur mon assurance auto ! »

Sophie D.

Cliente Assurétoile

Comparez votre mutuelle en 2 minutes

Gratuit, sans engagement, et un conseiller vous rappelle sous 24 heures ouvrées.

Demander mon devis
Comparer gratuitement

Votre choix sur les cookies

Nous utilisons des cookies nécessaires au fonctionnement du site. Avec votre accord, nous en déposons également pour mesurer l'audience et évaluer nos campagnes. Vous pouvez changer d'avis à tout moment. En savoir plus

Gérer vos cookies

Strictement nécessaires

Session de navigation, sécurité des formulaires, mémorisation de vos choix. Indispensables au fonctionnement du site.

Toujours actifs

Mesure d'audience

Nous permettent de comprendre comment le site est utilisé et de l'améliorer. Durée de vie : treize mois au maximum.

Publicité

Mesure de l'efficacité de nos campagnes et personnalisation des annonces sur d'autres sites. Durée de vie : treize mois au maximum.

Le détail de chaque traceur figure dans notre politique de cookies.